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Expérience
Bannière Citadelle souterraine
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Les origines de la citadelle de Verdun et la construction des galeries

Un circuit unique pour découvrir la vie des Poilus

Base logistique ultra perfectionnée, point de départ redouté et lieu de réconfort fortement apprécié des soldats, la citadelle souterraine est un lieu de mémoire incontournable de la Première Guerre Mondiale.

Creusées entre 1886 et 1893 sous la citadelle de Verdun et organisées pour pouvoir abriter 2 000 hommes et les faire vivre, les galeries ont joué un rôle majeur pendant la bataille de 1916.

A bord d'une nacelle audioguidée, découvrez la vie quotidienne des soldats français pendant la Première Guerre Mondiale. De la boulangerie à l'hôpital, de la cuisine à la chambrée, partez sur les traces des soldats attendant de monter en ligne ou redescendant du front.

Dans une de ces casemates, assistez à la cérémonie du 10 novembre 1920, lors de laquelle fut choisi le Soldat Inconnu, témoignage suprême de toute une nation pour un lieu désormais symbolique.

 

Tout au long de la visite, archives et documents audiovisuels retracent l'entrée en guerre de la France en 1914 et les grandes lignes du conflit. Un zoom sur l'année 1916 resitue la bataille de Verdun dans le contexte international.

Toutes nos activités

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Citadelle Souterraine

Photo Citadelle 01

Photo Citadelle 02

Un peu d'histoire

Promontoire fortifié depuis les temps les plus reculés, Verdun a toujours été une place stratégique importante. La ville est annexée par le roi de France Henri II en 1552.

Pour la protéger et la contrôler, il décide de remanier les fortifications médiévales selon les principes de l’architecture bastionnée. L'idée de construire une citadelle est née.

On choisit le Mont-Saint-Vanne, berceau historique de la ville où s’élève depuis le 11ème siècle une abbaye bénédictine du même nom. Commencée en 1567, la construction de la citadelle est achevée en 1634.

Verdun est définitivement rattaché au royaume de France en 1648. Louis XIV veut s’assurer de la protection des frontières en améliorant les défenses des grandes places fortes. Cette tâche est confiée au Maréchal de Vauban. En 1687, Vauban entreprend des travaux dans la citadelle et organise la défense du sud-ouest de la ville.

 

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Lors des guerres contre la Prusse en 1792 et en 1871, la citadelle subit de nombreux bombardements détruisant des casernes et une partie de l’abbaye.

La perte de l'Alsace-Moselle en 1871 place Verdun en première ligne, et à 60km d’une ville de garnison récemment annexée, Metz. La nouvelle frontière doit être défendue et fortifiée.

 

Sous les ordres de l'ingénieur militaire Séré de Rivières, directeur du service du génie au Ministère de la Guerre, 19 forts sont construits autour de Verdun. En complément, de 1886 à 1893, on creuse sous la citadelle 4 km de galeries pouvant accueillir hommes et matériels en cas de conflit

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« Puissant réduit recouvert de lourdes masses de terre, la Citadelle de Verdun est plus qu'une caserne, c'est une redoute, c'est le point de contact entre l'Avant et l'Arrière. C'est là qu'aboutissent toutes les relèves, c'est de là qu'elles partent toutes - c'est la gare de triage entre la Guerre et la Paix. » (Gaston Gras, DOUAUMONT)

 
Dès lors, la citadelle s’organise comme une petite ville souterraine à l’activité incessante : des bureaux pour l'état-major et ses services, d'immenses dortoirs pour les troupes, des magasins à poudre et à munitions pour ravitailler le front, une boulangerie dotée de neuf fours à pain et produisant 41 000 rations par jour, des équipements dédiés au repos et au divertissement du soldat, un central téléphonique, une infirmerie, le tout éclairé par une usine électrique. Jamais atteintes par les bombardements, ces galeries souterraines ont joué un rôle moral et logistique décisif.Le 21 février 1916 à 8h15, l’armée allemande déclenche sa grande offensive sur Verdun. Les premiers obus tombent sur la citadelle. Comme prévu, l'état-major de la place et certains services civils trouvent refuge dans ces galeries creusées sous 16 mètres de roche.

 
En présence de personnalités politiques et d'autorités militaires françaises et alliées, le président de la République, Raymond Poincaré, remet 8 médailles honorifiques aux représentants de la ville de Verdun.Symbolisant la résistance d’une nation entière, la citadelle souterraine accueille le 13 septembre 1916 une cérémonie émouvante.

Aujourd'hui, avec 26 médailles, Verdun est la ville la plus décorée de France.

Entrée de la Citadelle 14-18

Boulangerie de la Citadelle 14-18


Choix du soldat inconnu

Dès 1916, le Président du Souvenir Français de Rennes propose qu’un soldat français tombé au champ d’honneur, dont l’identité resterait inconnue, soit inhumé au Panthéon. Déposé le 2 novembre 1920, le projet de loi ayant pour objet « d'ordonner la translation à Paris et le dépôt à l'Arc-de-Triomphe des restes d'un soldat inconnu mort pour la France au cours de la grande guerre » est approuvé le 8 novembre à l’unanimité par les députés. Ils adoptent en même temps le lieu d’inhumation : l’Arc de Triomphe.

Dès le 3 novembre, André Maginot, Ministre des Pensions, fait connaître les directives « pour faire exhumer, […], le corps d’un soldat identifié comme français, mais dont l’identité personnelle n’aura pu être établie ». L’ancien front est divisé en neuf secteurs : Flandres, Artois, Somme, Marne, Chemin des Dames, Champagne, Verdun, Lorraine et Alsace.

Le 9 novembre, les cercueils sont acheminés jusqu’à la citadelle de Verdun. L’une des casemates est aménagée en chapelle ardente. Seuls huit cercueils arrivent car un doute subsiste sur l’un des corps exhumés.

Le 10 novembre, André Maginot quitte Paris pour présider la cérémonie. A 15h00, il arrive à la citadelle. En tendant un bouquet de fleurs à Auguste THIN, jeune caporal du 132ème régiment désigné la veille pour choisir le Soldat Inconnu, il prononce ces paroles : « Soldat, vous allez le déposer sur l’un des huit cercueils qui sera le Soldat Inconnu […]. C’est le suprême hommage, et qui n’est pas trop grand, lorsqu’il s’agit de celui dont le sacrifice anonyme et le courage surhumain ont sauvé la Patrie, le Droit et la Liberté ».

Le jeune caporal s’arrête finalement sur le 6ème cercueil. Il expliquera son choix en affirmant qu’il a voulu rendre hommage à son régiment (132ème) en additionnant tous les chiffres (1+3+2).

Citadellle : Entrée de l'écoute 14-18

Reconstitution du choix du soldat inconnu


Soldats inconnus dans le monde

Australie : Exhumation d’un corps le 2 novembre 1993 du cimetière d'Adelaide de Villers-Bretonneux dans la Somme. Inhumé le 11 novembre 1993 à l'Australian War Memorial de Canberra.

 

Belgique : Choisi dans le hall de la gare de Bruges le 10 novembre 1922. Inhumé au pied de la colonne du Congrès à Bruxelles.

 

Canada : Exhumation d’un corps le 23 mai 2000. Inhumé le 28 mai 2000 au Monument commémoratif de Guerre du Canada à Ottawa.

 

Etats-Unis : Choisi à Châlons-sur-Marne le 24 octobre 1921. Inhumé dans le Cimetière national d'Arlington le 11 novembre 1921.

 

Grande-Bretagne : Choisi en France le 10 novembre 1920. Inhumé à l'abbaye de Westminster à Londres le 11 novembre 1920.

 

Italie : Choisi à Aquilée en Italie. Inhumé le 4 novembre 1921 sur la place de Veniseà Rome.

 

Nouvelle-Zélande : Exhumation d'un corps le 10 octobre 2004 du cimetière du Commonwealth à Longueval dans la Somme. Inhumé le 11 novembre 2004 au Mémorial National de Guerre de Wellington.

 

Pologne : Inhumé à Varsovie sous les vestiges de l'ancien Palais de Saxe le 2 novembre 1925.

 

Portugal : Deux Soldats Inconnus. Le premier est un soldat ayant combattu sur le front français pendant la Première Guerre Mondiale et le second provient du Mozambique, ancienne colonie portugaise. Inhumés le 9 avril 1924 au monastère de Bathala.

 

République Tchéque : Inhumé dans la vieille chapelle de l'Hôtel de Ville de Prague.

 

Roumanie : Choisi en Roumanie. Inhumé le 16 mai 1923 au parc Carol à Bucarest. Sépulture profanée et dispersée après la Seconde Guerre Mondiale.

 

Slovaquie : Inhumé à Bratislava sur le plateau de Murman depuis 1927.

 

Yougoslavie : Inhumé le 23 novembre 1923 au mont Avala près de Belgrade.



Nous organisons des séjours éducatifs pour les groupes scolaires.

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